La recherche avec les gens et pour les gens

Un matin de novembre à 7h30, des étudiants et chercheurs du CRHCLM (Université de Sherbrooke) investissent le hall du métro Longueuil, grands sourires et cartes postales en main. Il s’agit littéralement de « faire descendre la recherche dans le métro » comme on a voulu sortir l’art dans la rue. Ce jour-là, on combine les deux…

Les gens sont pressés, (pré)occupés peu enclins à ralentir pour saisir une énième publicité.

Pourtant, une fois la carte en main, c’est autre chose.

Les images sont attirantes, intrigantes.

 

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Et le contenu qu’elles véhiculent a des accents familiers qui font ralentir le pas.

 

Il y est question de cancer.

Les chiffres sont frappants : 2 canadiens sur 5 auront un cancer dans leur vie.

 

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Dans leur recherche sur les trajectoires de patients dans les services de première ligne jusqu’à leur diagnostic de cancer, Astrid Brousselle et ses collègues ont découvert que les personnes entourées d’un réseau familial ou amical solide et attentif avaient des chances de consulter plus tôt à l’apparition de signes « douteux ».

 

Or il est connu que le diagnostic précoce améliore à la fois le pronostic et la qualité de la vie.

Astrid et son équipe se sont donc posés la question des façons les plus efficaces de faire circuler ce résultat de recherche, cette «donnée probante» recueillie «avec et pour les gens». Les cartes postales sont le fruit de cette réflexion. Ca a pris pas mal de monde pour en arriver là, une artiste visuelle (Anouk Sùgar); une expertise en communication (Holly Nazar et Cloé Rodrigue) et les idées des co-chercheurs, étudiants et post-doc associés au projet.

Le transfert de connaissances, de la main à la main

Pour la diffusion des cartes le métro constituait le lieu logique,

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un lieu partagé avec l’Université de Sherbrooke : lieu de passage, de transition pour passer du monde de la maison à celui du travail (avec le tri entre ce qui ne rentre pas à la maison et ce qu’on ne peut emmener au travail), parfois émancipateur mais qui comporte des risques, ici, celui du déni face auquel les proches peuvent jouer un rôle de vigilance très important.

 

Le processus de création des cartes postales expliqué ici en vidéo (une collaboration de la Chaire EASY et de la Chaire Pocosa) :

 


Patricia Lobo, éditrice au Lancet Oncology, a écrit un article sur cette initiative de création et de distribution de cartes postales: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S147020451600019X

Pour plus de détail sur le projet 

Le projet Diagnostic précoce de cancer

Anouk Sùgar, artiste visuelle

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